dimanche 16 novembre 2008

Ferrara

Apres mon etape des Meteores, je bouge a Igoumenitsa. C'est une petite ville au nord-ouest de la Grece, pas tres loin de la frontiere Albanaise, qui sert de terminal pour les ferrys. En dehors de cette particularite, elle est relativement ininterresante et c'est un peu balot car le prochain ferry en partance pour Venise est dans 2 jours. Les risques de mourir d'ennui m'apparaissent alors bien reels. Fort heureusement, j'apprends qu'il y a depart le soir meme pour Ancona. Par ailleurs, je suis totalement surexcite a la vue de tous ces beaux bateaux, je veux aller sur la mer maintenant et pas dans 2 jours. Fuck Venise donc, peut etre une prochaine fois inch'allah...

Je m'adresse a la premiere agence de voyage rencontree afin d'acheter mon billet. L'accueil glacial douche un peu mon bel enthousiasme. Je bats en retraite et j'essaye une autre agence. La aussi, ils ne veulent pas prendre mes euros avec le sourire. Le troisieme essai se fera directement a la gare maritime, au guichet de Minoan Lines. Pas d'intermediaires superflus et une jeune femme me vendra ce ticket avec un sourire Colgate eclatant. La prime a la gentillesse m'aura donc coute 0 euro.

Apres tout ça, une petite apprehension va s'eveiller en moi : j'espere que la meteo ne mettra pas ma resistance au mal de mer a l'epreuve (que je sais etre bien faible). Heureusement, la mer Adriatique est d'huile et la traversee paisible. Le ferry est super classe et on est pas bouscule par les passagers, je peux camper tranquillou et meme prendre une douche. C'est la fete! Je rencontre egalement un etudiant italien bien sympa qui me propose de me deposer a Bologne, a environ 200 km d'Ancona. J'accepte bien sur, c'est exactement sur ma route.

On arrive donc a Bologne sous un gros temps de cochon. Un temps bien Normand avec temperature fraiche et pluie fine. C'est pas cool parce qu'il me faudra un peu galerer et marcher sous la flotte pour trouver un hebergement. Il y a une sorte d'evenement commercial a Bologne et on me fait comprendre que y'a pas moyen et que le mieux que je puisse faire est de quitter la ville. On me suggere Ferrara a 20 minutes de train. Le tuyau va s'averer excellent : la ville est vraiment jolie. C'est une espece de Toulouse (qui est deja esthetiquement avantagee) mais en mieux. Je passe une journee a profiter de la ville et a me goinfrer de bonne nourriture italienne avant de regagner Bologne puis de prendre le train de nuit pour Paris.

Bon ben voila, c'est fini. Maintenant, je peux changer de calecon tous les jours. J'ai l'impression d'etre parti hier seulement. Ca fait a peine 2 jours que je suis de retour mais tout me parait deja un peu lointain, comme un reve. Maintenant, je dois travailler a ma reinsertion dans la vie reelle. Ca va etre un peu rude mais la tache est facilitee par le sens est ouest de ce trip et le retour progressif "par la terre" : Istanbul ressemble deja diablement a l'Europe et lorsque l'on vient d'Iran, on se sent deja un peu a la maison. Quant a la Grece et a l'Italie, c'est quasiment le portail et le jardin...

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