Je m'adresse a la premiere agence de voyage rencontree afin d'acheter mon billet. L'accueil glacial douche un peu mon bel enthousiasme. Je bats en retraite et j'essaye une autre agence. La aussi, ils ne veulent pas prendre mes euros avec le sourire. Le troisieme essai se fera directement a la gare maritime, au guichet de Minoan Lines. Pas d'intermediaires superflus et une jeune femme me vendra ce ticket avec un sourire Colgate eclatant. La prime a la gentillesse m'aura donc coute 0 euro.
Apres tout ça, une petite apprehension va s'eveiller en moi : j'espere que la meteo ne mettra pas ma resistance au mal de mer a l'epreuve (que je sais etre bien faible). Heureusement, la mer Adriatique est d'huile et la traversee paisible. Le ferry est super classe et on est pas bouscule par les passagers, je peux camper tranquillou et meme prendre une douche. C'est la fete! Je rencontre egalement un etudiant italien bien sympa qui me propose de me deposer a Bologne, a environ 200 km d'Ancona. J'accepte bien sur, c'est exactement sur ma route.
Bon ben voila, c'est fini. Maintenant, je peux changer de calecon tous les jours. J'ai l'impression d'etre parti hier seulement. Ca fait a peine 2 jours que je suis de retour mais tout me parait deja un peu lointain, comme un reve. Maintenant, je dois travailler a ma reinsertion dans la vie reelle. Ca va etre un peu rude mais la tache est facilitee par le sens est ouest de ce trip et le retour progressif "par la terre" : Istanbul ressemble deja diablement a l'Europe et lorsque l'on vient d'Iran, on se sent deja un peu a la maison. Quant a la Grece et a l'Italie, c'est quasiment le portail et le jardin...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire