











Oudtshoorn se situe dans une region montagneuse et (tres tres) ensoleillee, le Klein Karoo. Depuis Franschhoek, c'est un roadtrip de 450 bornes environs. Le roadtrip en question commence d'ailleurs plutot mal : on se fait secher 150 rand pour un (petit) exces de vitesse. Le cash s'echange contre un recu et on peut commencer a jour aux aigles de la route en carton.
La partie facile, c'est la montee, ca se fait bien et puis la route n'est pas trop immonde. On a une petite inquietude lors d'une pause quand on s'apercoit que la voiture pisse du liquide de refroidissement. Il n'y a pas de fuite heureusement, c'est juste le trop plein qui deborde. Ca doit un peu bouillir la dedans. Bon le thermometre indique le contraire et il n'y a pas d'odeur suspecte mais on respire mieux lorsque ca se met a descendre. L'etat de la route se deteriore cependant et ca commence a devenir sportif. On a heureusement regonfle les pneux avant de partir. Ca l'aurait pas fait avec les 0.7 bar d'origine...

Apres 2h30 de dirt offroad, on arrive enfin a Prince Albert. Le temps de boire un coup et on retourne se poser a Outdshoorn (par le route bitumee ce coup la).
La vallee de Franschoek et ses vignobles est la premiere etape d'un petit roadtrip destine a nous (moi meme et papa) amener jusqu'a Wilderness sur la Garden Road.
Notre cottage se situe au fond de la vallee, au pied d'une montagne super chouette. Comme on est pas en Afrique pour rien, le "jardin" est grand comme plein de terrains de foot et il est peuple de zebres et d'oryx.




Le Windsurf occupe une large place dans mon emploi du temps. Normal, chuis la pour ca! En fait, tout le monde est la pour ca. Ou sinon, c'est pour le Kite. Et quand les gens ne sont pas sur l'eau, ils sont sur Windguru en train de raler parce que les conditions ne sont pas assez bonnes. En fait, elles ne sont jamais assez bonnes meme si elles sont quand meme excellentes.
Ici, le vent s'appelle le Cape Doctor, car il est cense debarrasser la ville de ses miasmes. Ce n'est pas une gentille brise qui fait vibrer les cocotiers bordant un lagon d'eau turquoise. C'est une soufflerie infernale qui force les gens a baisser la tete en marchant. Et pour qu'il n'y ait aucun malentendu a ce sujet, le Cap n'est pas une destination paradisiaque de carte postale. L'eau est froide (12 degres, combinaison de demi saison ou d'hiver obligatoire). Elle est aussi noire que l'ame d'un babouin (ou d'un admin reseau :p). La houle est egalement assez forte. Ca donne des conditions de vagues...interessantes. Cependant, comme le vent est side, la barre n'est pas si difficile a passer. Bon, devant certaines memeres, on a l'impression de faire face a son destin et ca se termine generalement en session de natation homerique. Pour finir, il y a evidemment la parano Big White. Ils trainent plutot dans False Bay (tapez "flying sharks" sur Youtube), de l'autre cote de la peninsule du Cap mais la machine a psychoter fonctionne a bloc. J'ai un rendement au jibe encore tres mauvais mais c'est une puissante source de motivation. Mes waterstarts, quant a eux, sont nettement plus efficaces. Pas envie de tremper trop longtemps...
Ce coup ci, je la joue pas hardcore backpacker : j'ai ma chambre (que je dois partager cependant), mon plumard et mon coin de frigo. Je roule en caisse et non en bus Mercedes de la guerre. Je vais a la laverie au lieu de laver mon linge a la mano. Je me douche tous les jours, me rase de temps en temps et ne trimballe pas 3 rouleaux de PQ au cas ou...
Le Wimpy : c'est pas une exclusivite sud africaine mais j'ai teste ici, je peux le dire : c'est officiellement le fast food le plus degueulasse du monde, de la galaxie et sans doute de l'univers entier. Le Quick, c'est 4 etoiles Michelin. Je m'etends pas, c'est vraiment affreux!
Le Windsurf : je vais revenir la dessus, c'est quand meme LA raison de ce trip. Depuis mon arrivee, j'ai environ une dizaine de sessions assez sportives dans les pattes. Je mange 4 fois plus et je dors 2 fois plus...
Ca y est! Le vent est la et bien la! A notre joie a tous, les jours de petole sont l'exception et non plus la regle. Ils sont presque bienvenus, ils servent a se reposer et a continuer d'explorer les environs. Aujourd'hui, c'est parti pour un petit roadtrip jusqu'au Cap de Bonne Esperance.
Je continue a tracer la route et j'arrive a l'entree de la Cape of Good Hope Natural Reserve. La, je me fais secher de 80 rands. Je serre un peu les dents quand meme. Afin de profiter au maximum de mes sous, je ne me rue pas directement au bout de la peninsule et j'erre un peu dans le parc (toujours en voiture, hein). Je passe par Platboom, un spot de planche plutot selectif sur lequel je ne me risquerai pas (encore). J'apercois une paire de babouins en train de s'epouiller. Je brule de m'approcher un peu mais il ne faut pas. Ce sont des malfaisants et ils ont de grandes canines. Il parait d'ailleurs que les administrateurs reseaux se reincarnent en babouins en paiement des crimes commis durant leurs tristes vies. Je reste donc bien au large. J'apercois aussi des autruches, plein d'autruches. C'est marrant une demie seconde et puis c'est tout. Ca a vraiment l'air con...
Je continue ma route jusqu'au Cap de Bonne Esperance. Les bus de touristes chinois sont la, gares bien en rang. Pour le trip aventures "sur les pas de Bartholomeu Dias et Vasco de Gama" c'est mort mais le trajet en Ford a deja bien entame le truc. Donc, j'avale ma salive, me mele a la foule, sort mon petit compact et prend plein de photos. Il y a quand meme quelques petits sentiers de randos moins frequentes. J'en profite a fond et croise meme une marmotte bizarre. Celle ci est bien moins timide que ses consoeurs des Alpes et se laisse volontiers approcher et photographier.
Je remonte la peninsule en passant par Boulder Beach, ou vit une colonie de pingouins. Comme j'en ai marre de me faire taxer mes rands, je ne rentre pas. J'arrive cependant a en croiser quelques uns en marchant un peu autour de la plage. Les pauvres paraissent blases et apathiques. Ils doivent s'ennuyer, faudrait lacher un labrador la dedans...


La montagne de la table domine Cape Town de ses 1000 et quelques metres. Un telepherique mene au sommet mais comme je suis pas une feignasse, je vais y aller a pinces! Le parking qui sert de point de depart a la randonnee se situe a 400 metres. Ca fait 600 metres de denivele sur 3 km. Ca grimpe dur! Mais Yellowman le rastafari veille sur ma Ford, je peux donc marcher tranquille.
L'ascension se fait assez rapidement, 2 heures en trainant en route, mais il faut mouiller sa chemise quand meme. Le soleil est impitoyable et j'ai oublie de me barbouiller la nuque de creme solaire...

