
Peur de manquer. Peur de manquer de nourriture, d'eau, de lecture, etc. Je me suis encore engage dans une randonnee avec un sac de 25 kg. C'est beaucoup. Beaucoup trop meme : mes cuisses m'en veulent encore 4 jours apres. Il faut savoir que malgre l'absence de neige et de vache Milka, la chaine de l'Alborz est constituee de vraies montagnes - des montagnes bien raides, bien hautes et bien mechantes. D'ailleurs, le point culminant d'Iran se situe la. Il s'agit du mont Damavand qui va chatouiller les 5670 metres.
Donc apres une premiere journee laborieuse, j'arrive dans un village nomme Pichebon. Je deviens immediatement l'attraction des gamins du coin. Ces monstres me fauchent d'ailleurs la moitie des mes provisions et mon cash. Heureusement, les adultes veillent et je retrouve la totalite des mes petites affaires - pas un rial ne manque.

Apres avoir passe la nuit (glaciale) a Pichebon, je reprends la route en direction de Salambur, la prochaine etape. J'y suis apres 5 difficiles heures et c'est la que je tombe sur Yakya et Farzad,

deux trekkeurs Iranniens. Ces derniers me deconseillent vivement de poursuivre seul et me proposent de les accompagnier. J'accepte avant de me rendre compte que le prochain village se trouve a 4 heures de marche (forcee) et que je suis totalement rince. Leur rythme est effarant : ils marchent a la meme vitesse qu'un Parisien cherchant a choper le dernier RER. Bien sur, le sentier se trouve a flan de falaise et il n'est pas conseille de faire un mauvais pas. Je pense que je vais mourir et eux, ils hurlent des chansons en Farsi. Je ne comprends evidemment pas les paroles mais je peux deviner la teneur des propos...
C'est avec beaucoup de soulagement que j'apercois Sarn, notre destination.

Yakya et Farzad retournent a Tonekabon, leur ville d'origine. Ils me proposent de venir avec eux arguant qu'a partir de la, la marche est moins interessante. Je refuse, je veux encore marcher...
7 commentaires:
J'adore la bouille des gamins. Tu me donnes vraiment envie de faire un tour dans le pays. Tu écris tes articles en chemin ou tu es revenu à bon port ? J'imagine qu'il n'y a pas le net dans les villages, j'en conclu que tu t'amuses à faire monter la pression avec des "ils m'ont déconseillé, mais j'y vais quand meme" ou "je veux continuer à marcher". Typiquement le genre de phrases qu'on retrouve dans les carnets de voyage des explorateurs retrouvés à cotés de leurs os.
Ptin les mômes aurait pu faire parti du casting pour "Hostel"
Gael, je suis de retour a Teheran depuis 2 jours. Les claviers bizarres et la lenteur de la connexion rendent la publication de messages eprouvante. Pour preserver mes nerfs, je les ecris donc au fur et a mesure.
Salut Julien,
tu récis est super impressionnant, j'en ai eu un reflux gastrique. Tu aurais pu te faire devorer comme un steack. Quand tu reviendras, tu seras un vrai dur .... mais tu auras vraisemblablement un nombre impair de doigts
bill, defenseur du monde libre = stephan
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